La veste matelassée de M. Oberkampf

La robe de chambre de M. Oberkampf est retournée se « reposer » dans les réserves à l’abri de la lumière. Elle est remplacée dans la 1ere salle à l’étage par la veste coordonnée, acquise avec l’aide du FRAM et des Amis du Musée.

En 2007 :

Achat de la robe de chambre en vente à Drouot provenance Feray, descendant de Julie Oberkampf, fille du 1er mariage.

En 2016 :

Achat de la veste, provenant d’une autre branche de la famille : Émilie Mallet fille du 2nd mariage, puis Nathalie Mallet–Labouchère et 4 générations plus tard Sabine Labouchère.

Doublée d’un taffetas vert, légèrement matelassée par une fine couche en ouate de coton, la toile est ornée de fleurs et de minuscules papillons polychromes sur fond vert ; six différentes couleurs sont ainsi imprimées sur le coton à la planche de bois, technique ancienne importée de l’Inde, qui permet de varier les couleurs appliquées « bon teint ».

À propos de ce motif, imprimé à la fin du XVIIIe siècle, on lit dans le Mémorial de la Manufacture : « Le succès des Perses avait donné l’idée d’un autre genre d’indiennes, également riche de dessin et de coloris, mais couvrant entièrement la toile d’un fond ouvragé très foncé, ressemblant à un tapis vert parsemé de fleurs, et auquel on donna le nom de fond bronze. Quoique cette nouveauté exigeât une main d’œuvre fort coûteuse, parce que plusieurs couleurs ne pouvaient s‘appliquer qu’au pinceau, le prix de 7 à 8 livres l’aune ne l’empêcha pas d’être enlevée rapidement dès qu’elle fut mise en vente ».

Il existe d’autres exemples de robes de chambre (ou banyan) associées à des gilets à manches longues matelassé mais souvent en soie ou en cotonnades des Indes.

La veste et 3 gilets offerts par l’Association des Amis du Musée viennent rejoindre l’ensemble très important de costumes ayant appartenu à Oberkampf et à sa famille légués par Thierry et Jean Feray en 2000 ou acquis depuis par la ville de Jouy-en-Josas.