La restauration de textiles doit respecter une déontologie visant à respecter l’oeuvre dans son intégrité physique, visuelle et historique par des interventions minimalistes et réversibles.
La première étape de restauration consiste à assainir les objets de toute substance pouvant accélérer le processus de dégradation. Le dépoussiérage minutieux par micro-aspiration et le nettoyage aux solvants ou aqueux sont des méthodes couramment employées. Chaque intervention est accompagnée d’une série de tests préalables pour éviter tout accident. Dans un second temps, les textiles sont remis en forme par humidification légère et progressive afin d’éliminer les plis qui pourraient causer, à long terme, des déchirures. Ensuite, les zones fragilisées de l’objet sont stabilisées. La technique consiste à fixer une pièce de renfort (teinte ou imprimée selon des procédés qui restent stables à la lumière et au lavage) par couture avec un fil de soie teint et très fin sous la lacune.
La restauration de textile n’est pas une science exacte car chaque intervention doit être réfléchie et pensée selon les besoins de l’œuvre dans un souci de pérennité.